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URGENCE
NIGER
SECHERESSE + CRIQUETS = FAMINE DES HOMMES & DES ANIMAUX >>> AIDEZ-NOUS A CONSTITUER UN FONDS DE SOLIDARITE >>> |
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Ermont, le 13 Juin 2005 Pour mieux vous rendre compte de la catastrophe silencieuse qui se déroule ACTUELLEMENT au Niger, nous vous proposons de parcourir cette revue de presse, qui témoigne d'une situation humanitaire terrible. Nous pouvons apporter notre aide concrètement et rapidement, en collectant des fonds qui permettront d'acheter sur place du mil (base alimentaire) et des aliments pour bétail.Sur place, ces vivres seront vendus à prix modérés, de manière à pouvoir réinjecter les recettes de ces ventes dans le renouvellement des vivres jusqu'à la saison des pluies. Pour les populations, il s'agit de tenir la "période de soudure", c'est-à-dire cette saison sèche qui va de Mai à Août, le mois des pluies où les pâturages vont repousser. Il reste encore 2 mois avant ces pluies. Les derniers témoignages
de nos amis à Agadez nous font part de troupeaux de petits ruminants
décimés, et pour ceux qui ne sont pas morts, ils sont vendus
au marché des animaux à Agadez pour quelques francs seulement.
Un troupeau de chèvres et moutons pour un foyer nigérien
est l'équivalent d'un compte bancaire en Occident. Et c'est ce
capital qui est en train de s'écrouler.
Aidez-nous à
constituer un fonds de solidarité pour ces populations menacées
et extrêmement vulnérables. Pour aider les populations du Nord Niger a faire face à la famine et à la survie de leurs cheptels, aidez-nous à constituer un fonds de solidarité en nous adressant vos dons par chèque à GRAIN DE SABLE (1, rue du 18 Juin 1940 - Ermont/France). Pour plus d'informations, contactez Pierre Lecut au 06.800.23.155. ou Karine Dyskiewicz au 06.62.83.59.73. AIDEZ-LES.
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Article de "Grain de Sable.Com" n°15 - Mai 2005 Le Niger, avec une
population de 12 millions d'habitants en 2004, est classé parmi
les pays les moins avancés (PMA) et les pays à faible revenu
et à déficit vivrier au 173ème rang sur 174 pays
selon l'indicateur de développent humain du Programme des Nations
Unies pour le développement (PNUD) pour 2003. Sur les 18 dernières campagnes agricoles, 13 ont été déficitaires. Le production agricole en 2004 a été sévèrement affectée par l'invasion acridienne et la sécheresse dans la bande agropastorale, causant une perte totale de la production céréalière estimée à 15% en moyenne dans les régions affectées, et à 3% à l'échelle nationale compte tenu du poids de ces régions dans la production céréalière totale. Les pertes de production sont dues pour deux tiers à la sécheresse et pour un tiers au criquet pèlerin. La production céréalière nette pour la campagne 2004/2005 est estimée à environ 2 449 900 tonnes. Le déficit céréalier prévisionnel pour 2004/05 s'établit à 223 350 tonnes, soit environ 7,5% des besoins nationaux estimés à 2 991 600tones. Si ce déficit ne paraît pas énorme au niveau national, il ne doit pas occulter l'extrême vulnérabilité alimentaire à laquelle sont désormais exposées, du fait de la sécheresse et de l'invasion acridienne, plus de 3,8 millions de personnes pour quelques 3 729 villages situés principalement dans la zone agropastorale du centre et du nord du pays. Ces populations vulnérables
ont adopté très précocement des stratégies
de survie qui concernent, entre autres, l'exode vers la capitale Niamey
ou les pays limitrophes, la transhumance précoce avec le risque
que le bétail envahisse les zones de cultures où les récoltes
seraient encore sur pied, le déstockage des animaux vendus à
bas prix, et la coupe excessive de bois comme source alternative de revenu
avec pour conséquence l'accélération de la désertification. |
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On voit déjà dans le sud du pays, où Médecins sans frontières a mis en place en urgence 4 centre de renutrition pour enfants sévèrement malnutris, plusieurs décès d'enfants par jour, et il reste encore 3 mois à tenir jusqu'aux prochains récoltes Des enfants dans un état qui nous rappelle cruellement la famine en Ethiopie de 1984. La vallée de
Sakafat où intervient Grain de Sable (région d'Agadez) ne
fait pas partie des zones les plus vulnérables au sens strict,
n'ayant été victimes ni de la sécheresse, ni de l'invasion
acridienne, et une majorité de jardiniers de la zone ont fait de
bonnes récoltes qu'ils pourront troquer contre des céréales.
Grain de sable va faire de son mieux pour répondre à l'urgence dans la zone de Sakafat en mettant en place des "banques céréalières et fourragères". Le principe pour l'association est d'acheter 15 tonnes de mil et 5 tonnes de graines de coton (aliments riches pour bétail), et de les revendre à la population à prix modéré. Coût de cette opération pour Grain de Sable : 10 000 euros. Sachez que l'avenir ne s'annonce pas plus clément. Des colonies de criquets pèlerins ont envahi la semaine dernière le nord du Mali, et d'autres sont observées au sud -Est du Niger.
presse 31.05.05. Le Premier ministre lance un appel à l'aide alimentaire NIGER - 28 mai
2005 - par PANAPRESS S'exprimant lors de la présentation de sa de politique générale devant l'Assemblée nationale, il a affirmé que depuis plusieurs mois la famine sévit de façon aiguë dans de nombreuses zones, particulièrement dans l'est, le nord et l'ouest du pays, précisant qu'elle touche 3,6 millions de personnes. Il a indiqué que le pays fait face à un déficit céréalier de 223.000 tonnes occasionné par la sécheresse et l'invasion acridienne, affirmant que le gouvernement a déjà mis 42.000 tonnes de vivres sur les marchés pour soulager les populations. Il y a une dizaine de jours, les Nations Unies ont lancé un appel d'urgence de 16 millions de dollars en faveur du Niger. "Une catastrophe silencieuse se prépare au Niger", a averti l'ONU dans un communiqué, indiquant que 800.000 enfants de moins de cinq ans souffrent de la faim dont 150.000 sont gravement mal nourris.
Communiqué
de presseAFR/1177 IHA/1048 (Adapté de l'anglais) NEW YORK, 2 juin 2005 (OCHA) -- À ce jour, la communauté internationale est restée sourde à l'Appel d'urgence lancé, il y a deux semaines, en faveur du Niger. Face à la crise alimentaire qui frappe le pays, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires avait demandé la somme de 16,5 millions de dollars pour venir en aide, pendant quatre mois, à quelque 3,6 millions de personnes dont 150 000 enfants souffrant de malnutrition. La crise alimentaire résulte de l'invasion de sauterelles de 2004 qui a été la plus dévastatrice que le pays ait jamais connue en 15 ans. Cette année, le pays risque de subir les mêmes phénomènes. Les sommes demandées sont principalement destinées aux secteurs de l'agriculture, de l'alimentation et de la santé. Alors que la communauté des donateurs a financé à 100% les besoins humanitaires découlant du tsunami, elle n'a répondu qu'à hauteur de 25% aux besoins du reste du monde. À cette date, pas un seul dollar n'a été promis pour le Niger en réponse à l'appel lancé il y a deux semaines. Pour plus d'informations,
veuillez contacter Stephanie Bunker, Bureau de la coordination des affaires
humanitaires à New York, 1(917) 367-5126 ou 1(917) 892-1679; ou
Elizabeth Byrs, Bureau de la coordination des affaires humanitaires à
Genève, 41 22 917 2653 ou 41 (0) 79 473 4570. UN Integrated
Regional Information Networks |
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RFI : Niger Famine: des dizaines de milliers d'enfants menacés Sécheresse,
invasions acridiennes: la saison des pluies 2004 a été mauvaise
dans le Sahel. Au Niger, on estime que 3,6 millions de personnes, soit
près du tiers de la population, sont menacées par la crise
alimentaire. Au mois de mai, les Nations unies ont lancé un appel
urgent: il faut 16 millions de dollars pour faire face. Premières
victimes de cette Â"catastrophe silencieuse": les enfants
de moins de cinq ans. 50 à 150 000 d 'entre eux risquent de tomber
dans la malnutrition sévère d'ici à la fin de la
période de soudure, c'est-à-dire d'ici au mois d'octobre. |
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Lorsque la petite Haoua arrive, inconsciente, au Centre de renutrition intensive (Creni) de Médecins sans frontières (MSF) à Maradi, personne n'e pense qu'elle pourra survivre. Deux jours plus tard, elle a recommence à pleurer. Sa grand-mère veille sur elle, jour et nuit. Elle le sait bien, qu'elle a trop attendu. L'enfant est malade depuis longtemps: des crises de paludisme, des diarrhées à répétition Pour l'emmener au dispensaire, il fallait de l'argent, et il n'y en avait pas à la maison. La petite fille s'est affaiblie peu à peu. Alors, en désespoir de cause, la grand-mère a pris un crédit de 1 000 francs CFA (1,5 euros) pour payer le taxi-brousse jusqu'à Maradi. Grâce à elle, Haoua sera peut être sauvée. |
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Le Creni de Médecins sans frontières à Maradi a ouvert ses portes en 2001. Même lorsque les récoltes sont bonnes, la malnutrition touche des milliers d'enfants nigériens chaque année à cause de la pauvreté, des grossesses rapprochées, d'un régime alimentaire carencé, d'un manque d'accès aux soins. Mais au début du mois d'avril 2005, les équipes de Médecins sans frontières ont tiré la sonnette d'alarme: le nombre d'admissions, à Maradi, avait doublé par rapport aux années précédentes. MSF a ouvert en urgence trois nouveaux centres, à Dakoro, Keita et Tahoua. Au total, entre janvier et juin, 6 000 enfants ont été pris en charge. Ces enfants souffrent de malnutrition sévère, c'est à dire qu'ils sont en danger de mort s'ils ne reçoivent pas rapidement les soins appropriés. Et les enquêtes nutritionnelles montrent que, dans des villages des régions de Maradi et Tahoua, un enfant sur cinq est malnutri. Sans assistance, ces enfants risquent de basculer, très vite dans la malnutrition sévère. Encore quatre mois avant la récolte |
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Et pour que le pire arrive, il suffit parfois d'une crise de paludisme ou d'une diarrhée. Â"Quand un enfant tombe malade, raconte Mme Adamou, adjointe au maire de Keita, ceux qui le peuvent vendent leurs poules pour payer le dispensaire. Ceux qui n'ont rien restent là , ils regardent leurs enfants. S'ils guérissent, c'est dieu qui les a guéri. Parce que si l'on emmène un enfant au dispensaire et que l'on n'a pas d'argent, on ne va pas te soigner l'enfant". Dans les centres de santé, les soins sont payants, en vertu du système dit de "recouvrement des coûts", pratiqué dans les formations sanitaires. Et cette année, en période de crise alimentaire sévère, il faut souvent choisir. Beaucoup de greniers à mil sont vides. Les maigres ressources sont utilisées en priorité pour nourrir la famille. Le prix des céréales a grimpé, à mesure que baissait le cours du bétail sur le marché. |
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Pour faire face à l'urgence, le Niger centralise les efforts nationaux et ceux des bailleurs de fonds, au travers de son dispositif national de prévention et de gestion des crises alimentaires. Chaque année, à la fin de la saison agricole, des évaluations sont faites. Et des ventes de céréales subventionnées, dites "à prix modérés", ou des opérations "travail contre nourriture" sont organisées dans les villages les plus touchés. Cette année, les autorités estiment que 3,6 millions de personnes sont en zone "à risque". Le plan d'urgence prévoit de couvrir 30 à 40% des besoins. C'est insuffisant. Mais les financements se font attendre. Le 28 mai, lors de sa déclaration de politique générale, le Premier ministre Hama Amadou a lancé un appel "angoissé" à la communauté internationale, pour une aide alimentaire d'urgence. "Nous avons encore devant nous quatre longs mois avant la récolte", constate le docteur Isselmou Ould Boukhary, responsable des programmes de l'Unicef à Niamey. |
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| Quatre
longs mois au cours desquels il va pleuvoir. La pluie, pour les paysans
et les éleveurs, c'est une bénédiction. L'assurance
de la survie pour l'année à venir. Mais c'est aussi la période
des épidémies de paludisme et de diarrhées, si dangereuses
pour des enfants déjà affaiblis.
Donaig Ledu |
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La malnutrition
des enfants, problème de santé publique Environ 350.000 enfants
de moins de cinq ans souffrent de malnutrition au Niger, dont 63.400 de
la forme la plus sévère, indique une enquête du Programme
alimentaire mondial (PAM) en collaboration avec l'ONG Helen Kellen Internationale
(HKI). |
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TamTamInfo,
03.05.05 Le Niger connaît cette année une grave crise alimentaire. Le déficit céréalier et de fourrages respectivement de 223.000 tonnes et 4,5 millions de tonnes, enregistré pendant la campagne agricole 2004-2005 à cause de la mauvaise pluviométrie et l¹invasion acridienne, est d¹autant irrémédiable que l¹on note un exode massif des populations vers les pays voisins. Et cette situation touche la majeure partie de différentes régions de notre pays. La vente à prix modéré des céréales mise en place par le gouvernement n¹est guère une solution suffisante. Car c¹est rarement que les produits parviennent dans certains coins du pays. Et même s¹ils les atteignent, les populations ne peuvent pas en acheter du fait de l¹extrême pauvreté. Pire cette politique reste parasitée par certains politiciens véreux et nocifs qui ne ratent pas la moindre occasion pour s¹enrichir. Une situation dont nous avons d¹ailleurs fait échos dans notre parution N° 80 du 1er mars 2005 et face à laquelle nous avons suggéré plus de vigilance. A titre illustratif, notre confrère " Aïr Info " N° 28 d¹avril 2005 a fait aussi cas de la mauvaise et scabreuse gestion des céréales mis en vente à prix modéré à Aderbissanat dans la région d¹Agadez, où les prix sont malhonnêtement gonflés par les gestionnaires et autres associés du cercle vicieux et mafieux proche du pouvoir. Une situation qui a valu la colère du président Tandja. Quand on sait que le mil constitue l¹aliment de base dans la région sahélienne en moment où la famine sévit, la vente à prix modéré des céréales organisée par le gouvernement s¹avère nécessaire.... Puisqu¹elle permet aux populations les plus démunies de profiter le plus facilement possible et à moindre coût. Mais celle-ci ne se fait pas à un prix accessible à tous. C¹est pourquoi, comme alternative rapide et comme de tradition, les populations les plus démunies font recours à la brousse où elles cueillent certains herbes et fruits pour se nourrir. C¹est le cas de ces habitants de Sirimi, un village situé à 80 km au nord de Niamey, où les femmes nourrissent leur famille avec les graines d¹un arbuste communément appelé " dilo " en haoussa ou " anza " en zarma. Ces graines amères qui ressemblent à des petits pois mais qu¹il faut macérer pendant des jours pour en enlever son goût désagréable. Aussi les fruits amers comme ceux du "garbey " en zarma ou " Adoua " en haoussa et bien d¹autres feuilles comme celles du fromager ou " gamji " en haoussa et de " Agoua " en haoussa, etc sont consommées en cette période de famine au Niger. Par contre dans certains endroits, les populations creusent des fourmilières pour cueillir les graines stockées par les fourmies. Par ailleurs, le anza est actuellement consommé dans certains villages de la région de Zinder, a-t-on appris le samedi 30 avril 2005 à la radio Anfani. Et il faut dire que les autres régions comme Maradi (où on enregistre déjà 10.000 enfants malnutris selon un rapport publié par Médecins Sans Frontières ),Tahoua, Tillabéri, Agadez, etc ne sont pas épargnées quand on sait qu¹elles ont toutes été touchées par l¹invasion acridienne et/ ou la mauvaise pluviométrie. Les chiffres de ce rapport sont aggravés par les résultats d¹une étude effectuée en janvier 2005 dans lesrégions de Maradi et Zinder par le Programme Alimentaire Mondial (PAM) publiés la semaine passée et qui font état de 80.000 enfants malnutris , âgés de moins de cinq (5) ans. Par conséquent, cette situation doit interpeller la conscience de nos dirigeants à revoir leur politique de vente à prix modéré. Ainsi la responsabilité leur incombe quant à l¹accessibilité des prix à tous les citoyens touchés afin que ces derniers en bénéficient largement. En outre, un suivi quant à la distribution des céréales et une lutte contre " les prédateurs céréaliers " s¹avèrent nécessaires. Mieux vu la précarité de la situation, l¹Etat doit donner ou faciliter l¹accès au crédit (bancaire ou des céréales) pour soutenir les populations et limiter le calvaire. En faisant cela, il aurait empêché les vaillantes populations de déserter le pays. De même c¹est le lieu ici d¹interpeller et d¹appeler à l¹aide la communauté internationale notamment les institutions onusiennes telles que PAM ou le Found Agriculture Organization (FAO) dont la mission est essentiellement d¹assister les populations qui sont dans le besoin. Ce n¹est pas seulement les pays en guerres qui ont besoin d¹être assistés. Il faut dire que loin des cameras et des micros, les populations sahéliennes en général sont meurtries par la famine. La solidarité internationale qui a prévalu à la suite du Tsunami en Asie du Sud-Est, doit être témoignée aux populations sahéliennes menacées car, la famine aussi bien que le Tsunami est une catastrophe naturelle. Mamane ABDOU |
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La société civile manifeste contre la faim NIGER - 2 juin
2005 - par PANAPRESS A Niamey, la capitale, un millier de personnes ont tenu un meeting pour dénoncer "l'incapacité du gouvernement" à enrayer la crise. "La CDSC dénonce l'incapacité du gouvernement à faire face à la situation et son mépris pour les milliers d'enfants qui meurent de malnutrition", a déclaré le porte-parole de la coordination, Kassoum Issa, lors du meeting. M. Kassoum a estimé que la stratégie du gouvernement dans la gestion de la crise ne peut conduire qu'à une "catastrophe," et a appelé la communauté internationale à sauver les femmes et les enfants du Niger par une assistance alimentaire d'urgence. Pour faire face à la situation, le gouvernement a engagé une opération de vente de céréales à prix modérés. L'opération, qui vise à placer 67.000 tonnes sur les marchés d'ici à fin août, a pour but de casser les prix des céréales sur les marchés. L'Etat achète le sac à 20.000 F pour le revendre à 10 000 FCFA. Au moins 42.000 tonnes sont en cours de vente dans les zones critiques du pays. Plus de 3,6 millions de Nigériens sont confrontés à la famine à la suite d'un déficit céréalier de 223.000 tonnes enregistré lors de la campagne agricole 2004-2005 caractérisée par la sécheresse et l'invasion acridienne, rappelle-t-on. Le 28 mai dernier, le Premier ministre a appelé la communauté internationale à venir en aide au Niger. Les Nations unies avait également lancé un appel pour rechercher 16 millions de dollars en faveur du Niger. "Une catastrophe silencieuse se prépare au Niger", avait averti l'ONU dans un communiqué, indiquant que 800.000 enfants de moins de cinq ans souffrent de la faim, dont 150.000 sont gravement mal nourris. Mercredi dernier, les organisations de femmes au Niger avaient elles aussi appelé la communauté internationale à venir en aide aux populations nigériennes, après avoir dénoncé le laxisme des autorités. "Nous dénonçons le laxisme des autorités face à cette situation de famine qui aggrave les inégalités... Nous lançons un appel à la communauté internationale pour venir en aide aux populations", indique la Confédération générale des associations féminines (CONGAFEN) dans un communiqué de presse. La CONGAFEN estime que seule une distribution gratuite de vivres peut aujourd'hui soulager les familles, l'opération vente de céréales à prix modérés étant en fait le témoignage de "l'inefficacité et de la "légèreté" auxquelles le gouvernement fait face. "Nous rappelons
aux autorités qu'elles ont le devoir de porter assistance aux populations
affamées, notamment les femmes et les enfants qui sont les plus
vulnérables", a-t-elle ajouté, exprimant sa compassion
aux femmes rurales abandonnées à elles- mêmes dans
des villages désertés par les hommes et "qui se retrouvent
contraintes d'affronter les affres de la famine avec leurs enfants dont
certains meurent sous leurs yeux". |
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