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QUELQUES RAISONS POUR LESQUELLES GRAIN DE SABLE SE MOBILISE ...


INDICATEURS SOCIO-ECONOMIQUES
Niger
France
Population
accroissement
10 495 550
3,39%
58 620 300
0,38%
Densité absolue
8 hab./km²
107 hab./km²
0-14 ans
48,87 %
18,82%
15-64 ans
43,73%
65,59%
65 ans et +
2,40%
15,59%
Indice de fécondité
7,28
1,77
Espérance de vie
47,71 ans
78,51 ans
Population urbaine
20,12%
75,42%
Accroissement
5,80 %
0,65%
PNB/hab 1999
218ème/226
-
Parité du pouvoir d'achat
740 dollars (389% du PNB/hab)
-

Superficie : 4 267 000 km²

Frontières en km : Algérie 956, Bénin 266, Burkina 628, LYbie 354, Mali 821, Nigéria 1 497, Tchad 1175

SCOLARISATION AU NIGER : ETAT DES LIEUX
Le Niger est l'un des pays au plus faible taux de scolarisation au monde avec des disparités très marquées d'une région à l'autre ; la moyenne nationale est de 34% en 2002 mais ce taux approche les 40% à Abalak et 28% sur la zone rurale d'Agadez.
La population du Niger (10 millions d'habitants), avec un taux d'accroissement de 3,32% double tous les 21 ans. Il existe un réel paradoxe entre le taux de scolarisation et la répartition par tranche d'âge : 50% de la population nigérienne a moins de 15 ans et 75% a moins de 35 ans.

A l'analyse des chiffres, l'on se rend compte que 80% des filles de 7 à 12 ans ne sont pas scolarisées, et sur 100 enfants scolarisés, seules 40 filles sont inscrites. Cette proportion diminue en zone rurale, où les jeunes filles ont un véritable rôle économique (tâches ménagères, corvées d'eau ou gardiennage des troupeaux) qui freinent les mères à scolariser leurs filles." Pas de développement sans éducation pour tous ", " Pas de développement durable sans scolarisation des filles " … Il reste indéniable que l'éducation demeure le pilier de toute nation, et s'impose comme un frein au développement là où elle est inexistante.

Engagé dans la décentralisation du pays, le Niger doit faire face à un taux record d'analphabétisme qui demeure un frein au développement socio-économique du pays. Comment alors instaurer une démocratie et la notion de collectivité territoriale quand les ¾ du pays est analphabète ?

"En 1990, une série d'objectifs ont été fixées lors d'un congrès international qui se tenait en Thaïlande. En 2000, le Forum mondial de l'éducation de Dakar, organisé par l'UNESCO, a défini une stratégie pour les atteindre : favoriser l'enseignement préscolaire, donner une éducation de base pour tous en 2015, diminuer de moitié le nombre d'adultes analphabètes, créer la parité dans les écoles. Pour y parvenir, le Ministère de l'éducation nigérien a élaboré le Programme Décennal pour le Développement de l'Education au Niger (PDDE 2002 - 2012)." (Le Monde de l'éducation - Février 2003).

Selon l'annuaire des statistiques scolaires 2000-2001, il existe au Niger 4904 écoles (dont 4767 publiques), 15 668 enseignants et 656 589 élèves pour le cycle primaire. Le système scolaire se partage entre écoles formelles et non formelles (coraniques). L'enseignement franco-arabe (medersa) comprend 312 établissements, dont 2 lycées et 14 collèges.

Le Niger connaît pourtant une forte croissance en terme d'infrastructures scolaires ; sur le département d'Abalak, on recensait 23 écoles en 1994 contre 89 en 2003.
Le programme spécial "1000 classes" du Président de la République Tandja, a également favorisé la prise de conscience collective et fait rentrer dans les esprits l'importance de l'école pour le devenir du pays.
Parallèlement, les chiffres montrent que 80% des adultes sont analphabètes ce qui reste le frein principal à la vulgarisation de l'éducation

La population étant inégalement répartie sur le territoire, tantôt nomades, tantôt agropasteurs, tantôt sédentaires, chaque région doit mettre en place sa stratégie propre, visant à atteindre un taux de scolarisation de 70% en 2012, contre 37% en 2001. Soit un taux d'accroissement annuel de 5%. Enfin, il est intéressant de noter que des zones urbaines comme Niamey remporte un taux de scolarisation avoisinant les 97% ; en revanche, la région de Zinder descend à moins de 22%.

Cadre de loi : Politique nationale au Niger
La loi n°98-12 du 1er Juin 1998 porte orientation du système éducatif nigérien ; cette loi régit tant les structures et le personnel, que l'organisation du système, son financement et sa gestion.

Rôle des partenaires au développement dans le système éducatif nigérien
L'article 60 de la loi n°98-12 du 1er Juin 1998 stipule que :
" Le financement de l'enseignement et de la formation dans les établissements publics est assuré par l'état, les collectivités, les familles et toutes autres personnes physiques ou morales.
La répartition des charges est la suivante :
> Etat : infrastructures, équipements, manuels et fournitures, formation des formateurs, charges salariales, recherches, logistique, bourses ;
> Collectivités : infrastructures, équipements, fournitures, charges salariales, bourses, maintenance, électricité, eau, téléphone ;
> Famille : fournitures, entretien des écoles ;
> Partenaires au développement : infrastructures, équipements, formation des formateurs, bourses, recherche, logistique ;
> entreprises : formation, recherche, bourses, apprentissage et perfectionnement professionnel ;
> autres personnes physiques ou morales : dons et legs ".

L'article 60 régit donc précisément ce que peuvent être les modalités d'intervention des partenaires au développement.

SITUATION SANITAIRE

l'espérance de vie est de 48,4 ans. Le taux brut de natalité est évalué à 52% et celui de mortalité à 20% : il s'agit des taux les plus élevés au monde. La santé de la mère et de l'enfant nigériens est l'une des plus précaires au monde : 1 enfant sur 3 meurt avant l'âge de 5 ans et 7 femmes sur 1000 meurent lors de l'accouchement.

La situation de l'eau dans certains villages au Niger (dans la zone d'Abalak, le niveau de l'eau descend à 100 mètres) fait que l'on utilise l'eau pour boire et manger, et son utilisation pour l'hygiène est secondaire. On est alors confronté à des parasitages sur les enfants et une muvaise hygiène.